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Pendant les vacances scolaires, du 6 février au 8 mars, le Kairn est ouvert tous les jours de 11h00 à 20h00 (dernière commande repas à 19h00).
Et, n’oubliez pas : une petite réservation vaut mieux qu’une grande frustration!
(05 62 42 10 63, aux heures d’ouverture)
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Vendredi 13 février, de 17h00 à 19h00
Café philo sous la houlette de Jean-Yves MERCURY
le désir fait-il de nous des vivants?
Bien avant d’être considéré comme une question philosophique le désir a été abordé par la philosophie antique comme un problème qu’il fallait tenter de résoudre. Ainsi la philosophie platonicienne a-t-elle fait du désir un manque et une souffrance en le comparant au célèbre tonneau percé des Danaïdes, impossible à remplir et cause objective d’agitation, d’inquiétude et de souffrance. Il en va en un sens de même avec les deux écoles de la sagesse antique que sont l’épicurisme et le stoïcisme qui ont professé une sagesse de la mesure, de la sobriété et du renoncement afin de régler et d’arbitrer l’ordre de nos désirs pour qu’ils ne soient pas cause de notre impossible bonheur. Et qu’ils ne puissent ainsi devenir des souffrances.
Mais avant d’aller plus loin il y a une distinction déterminante à poser entre besoin et désir. Le besoin n’est rien d’autre qu’un état de manque qu’éprouve tout vivant face à l’absence de ce qui est nécessaire à sa conservation, c’est-à-dire à sa survie. Il trouvera son apaisement dans la satisfaction. Ainsi, si la faim tenaille, la nourriture ingérée mettra un terme au manque. Pour faire vite le besoin demeure intrinsèquement « naturel » et il en va tout autrement pour le désir qui n’a aucun objet d’avance assigné pour pouvoir être satisfait. Pire même lorsqu’il trouve son objet et le « possède », loin d’être ainsi satisfait, il renaît de ses cendres et se jette à autre chose. Autant dire qu’il n’est jamais repu et que sa dynamique interne demeure en un sens la relance de sa convoitise d’objet. Si l’on ajoute à cela le fait qu’il ne va jamais directement à l’objet désiré mais chemine en prenant des itinéraires indirects, obliques, l’on comprend mieux cet état de recherche permanent qu’il induit.
Ne pouvons nous dire que le désir ne peut naître que lorsque le vivant s’arrache à la primauté des besoins pour accéder à l’intentionnalité du et des désirs ce qui semble impliquer une dimension de conscience et donc incontestablement de culture et de société ? Si tel est bien le cas ne faut-il pas reconnaître que le désir demeure proprement humain et creuse ainsi un écart avec l’animalité qui reste hors de sa dimension ? C’est d’ailleurs peut-être en ce sens que la philosophie a tenté de rendre compte du désir comme cette dynamique interne en perpétuelle ébullition et mouvement. Dynamique que certains philosophes ont tenté de circonscrire et que d’autres ont reconnu comme une puissance même d’exister.
Telle est l’approche de Spinoza qui définit le désir comme « l’appétit avec conscience de lui-même » et qui conduit chaque être humain à persévérer dans son être. De fait le désir fait de nous des vivants et plus particulièrement des humains qui, s’il venait à se retirer ou encore s’affaisser, ruinerait la vie même dont nous ne sommes que des « acteurs ». En effet, que penser d’un homme, d’une femme, qui ne désirerait plus rien, qui vivrait sa vie sur le mode de la neutralité, de l’indifférence, de l’absence de tout projet ou encore de l’ennui ? Si nous pouvions penser qu’il ou elle vit encore, pourrions-nous affirmer qu’il ou elle existe, au sens plein du terme c’est-à-dire avec une relation ouverte et qualitative au monde et surtout aux autres ? Que se passerait-il si nous n’étions pas reconnus par
une autre conscience comme des « sujets » justement, ou plus encore comme des « personnes » ? Robinson désespérément seul sur son île va faire l’expérience de la déshumanisation, du solipsisme radical et de la folie avant de pouvoir en être délivré par Vendredi. C’est précisément ce que Hegel souligne en faisant de ce désir de reconnaissance de soi par autrui le désir fondamental de toute conscience. Or si une telle reconnaissance devient impossible, c’est bien la négation de l’humanité de l’homme qui s’impose et qui le réduit soit au statut de chose soit d’animal. Peut-on alors dire qu’il est encore vivant ?
Enfin les hommes ne sont-ils pas suffisamment complexes pour ne pas se satisfaire d’eux-mêmes et ainsi de se mettre à la recherche de l’autre. C’est que le désir semble aussi obéir à une promesse de plaisir tant la possession
de son objet est jugée comme condition potentielle de richesse, d’épanouissement et de bonheur. Que penser de la sexualité, la trop fameuse libido, qui tenaille chacun de nous en le mettant en chemin au gré de ses désirs qui sont parfois jalonnés de frustrations ? Comment donc s’en remettre ? Comment donc parvenir à surmonter ces obstacles et ces dépits ? Si Freud était parmi nous ne dirait-il pas que la sublimation reste une bonne ouverture et orientation ?
C’est ainsi que chacun d’entre-nous doit apprivoiser ses désirs, les rendre humainement vivables et possiblement conditions de « bonheur ». Or tous nous le savons bien il y a au sein même du désir une puissance aveugle qui peut être destructrice. Le conflit des deux pulsions originaires que sont Éros et Thanatos témoigne réellement de l’importance du et des désirs chez l’homme qui sans lui et eux ne serait peut-être pas réellement humain…
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Samedi 14 février, love me tender, 14h00-16h00
Love me tender, c’est 24 heures d’histoires d’amour en mots et en musique orchestré en direct de toulouse par la cave poésie
Au Kairn, ce sont deux heures captées par Fréquence Luz et diffusées en direct et en public. Avec Olivia Scalliet, libraire slameuse, Céline de Saër, poétesse, Fred Salban et Ôzam, chanteurs; Hélène Force, comédienne-chanteuse et sa troupe, Anne Terrière, écrivaine, Mireille Mouluquet, écrivaine
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Samedi 21 février, deux Ateliers pour public adulte et jeune adulte – 20 euros
Initiation, découverte et exploration de 10 h 30 à 12 h 30
Que vous ayez déjà approché l’écriture ou que ce soit une première fois, vous êtes bienvenu-e-s !
Partir en approfondissement de 14 H. à 16 H.
Vous avez déjà abordé l’écriture, une pratique plus ou moins régulière ? Autour d’un thème, d’un-e
auteur-e ou d’un livre, nous poursuivrons, comme sur un terrain de « fouille ».
Dimanche 22 février, deux Ateliers pour public adulte et jeune adulte – 20 euros
Cercle de relecture et d’écriture en projet de 10 h 30 à 12 h 30
Premier jet d’écriture ou réécriture, texte seul ou projet en cours : où en est votre Chantier ? Ce sera le moment de le partager (tout ou en partie).
Un temps d’accompagnement personnel : quelle que soit son avancée.
Texte et mise en voix de 14 H. à 16 H.
Ce sera le temps de la mise en voix : le passage de la lecture à voix basse vers la lecture à voix haute. Le temps d’envisager l’espace du texte, son souffle et sa respiration, aussi.
Inscription par courriel – atelier.celine.desaer@mailz.org
Et à noter début mars :
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B Le 20 juin dernier aux carnets de campagne de Dorothée Barbat :
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Le département nous fait l’honneur d’une petit film sur le Kairn dans sa série sur les Hauts Pyrénéens ICI |
Back to earth nous a rendu visite et est reparti avec un petit film : ruralité, le succès des cafés librairie
le film LE KAIRN LA BELLE ALLURE pour vivre le Kairn en son, en mots et en image
réalisé par Jean Pacholder. Pendant les printemps et été 2018, Jean a fait partie de l’équipe, avec sa caméra. Merci à lui pour le film et pour la libre diffusion.
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L’émission CARNET DE CAMPAGNE du 4 juin 2019 sur les Pyrénées, France Inter
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Et aussi
Les In8 parlent de nous ! Les In8, c’est une maison d’édition à Morlaas, qui a notamment publié Le goût de la viande de Gildas Guyot, un premier roman que nous avons beaucoup aimé comme vous le savez…
Un Web magazine parle de nous ! Il s’agit de ICI, tout va bien, Territoires d’actions, de projets et d’utopies en partage…… et un nouvel article https://www.ici-toutvabien.org/applaudir/388-besoin-de-prendre.html
Suite à son passage au Kairn fin juin, Sarah Roubato a écrit un article dans La Relève et la peste
Belles occasions d’aller voir leurs sites !