Durant les vacances scolaires le Kairn est ouvert tous les jours de 11h00 à 20h30

A BIENTÔT!

SAMEDI 7 MAI à partir de 18h00
Lecture musicale et concert

Venez accueillir Lune Vuillemin qui arrive pour deux mois d’une résidence d’écrivain portée par Le murmure du monde. Elle proposera, à 18h00, une lecture d’extraits de son premier roman, quelque chose de la poussière, paru en 2019 aux éditions du chemin de fer, accompagnée en musique par Etienne Farand.

A 20h00, après le repas, le groupe FM’EIRE nous entrainera dans de joyeux rythmes irlandais… même la météo semble favorable à cette belle soirée!

Pensez à réserver pour le repas!

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Vendredi 13 mai, de 18h00 à 20h00
Café philo : faut-il préférer la sécurité à la liberté?
Voilà une question sans aucun doute brûlante d’actualité après deux années d’épidémie de covid et maintenant cette guerre épouvantable en Ukraine.
Qu’est-ce donc que la sécurité ? Pourquoi est-elle désirable et même nécessaire pour les hommes ?  Rappelons tout d’abord que la sécurité (du latin securitas) est une réalité subjective et collective qui se définit par l’absence de danger, par une tranquillité d’esprit (une forme de sérénité) et par un sentiment d’être à l’abri. C’est sans doute en ce sens que la sécurité voit son contraire dans l’insécurité dont le sentiment le plus absolu reste celui de la mort. Certes nous savons que nous sommes tous « sursitaires » mais il est des moments où le risque de la mort est cette « angoisse» radicale qui nous rappelle notre finitude. Notons aussi que l’on parle de sécurité sous plusieurs formes : sécurité alimentaire, financière, sociale, routière, nationale et internationale, sans oublier la sécurité de l’emploi etc… Bref il semble bien que la sécurité soit une demande, une aspiration, une réalité objective à réaliser. C’est ainsi qu’elle est devenue un véritable enjeu sociétal et politique.
Mais alors comment articuler ce besoin de sécurité avec ce besoin de liberté qui semble aussi nécessaire à la réalisation et l’épanouissement de l’homme ? Comment concilier les deux dimensions de ce couple pour le moins paradoxal puisque la liberté qui est un pouvoir de choix, de décision et d’action ne va pas sans risques, voire sans erreurs ? Est-ce à l’État de garantir conjointement la sécurité et la liberté ? N’est-ce pas une de ses fonctions premières fondée sur la garantie de la paix civile et des libertés publiques et individuelles ? Mais quel État aurait , a, cette finalité ? Il semble bien ici que les États autoritaires, ou pire, totalitaires, aient pour seul souci l’ordre et la sécurité, et ce au nom du « bien
de tous ». Mais qu’en est-il alors des démocraties dont nous pouvons penser qu’elles seraient mieux à même d’assurer conjointement sécurité et liberté au sein d’un équilibre réel et pas seulement principiel ? C’est, comme le soulignait Spinoza que « la fin de l’État n’est pas la domination mais bien la liberté. » Or il semble que même nos démocraties ne sont pas à l’abri d’un glissement vers un certain autoritarisme, qui certes aurait ses « raisons », mais qu’il nous faut questionner.
Prenons deux exemples français qui témoignent de ce « glissement » qui étend largement les pouvoirs de l’exécutif : la déclaration de l’état d’urgence. Depuis 2015 nous en avons connu deux, l’état d’urgence antiterroriste après les attentats de Paris (abrogé en novembre 2017) et l’état d’urgence sanitaire de mars 2020 pour lutter contre l’épidémie de covid. Ce dernier ayant aussi vu l’instauration d’un confinement de l’ensemble de la population. De fait nous avons passé 44 mois sur 72 sous ce régime spécial destiné à répondre à « un péril imminent ».
Qu’en penser ? Quelles conséquences pour nos libertés face à cette suprématie de la sécurité ? Quels résultats positifs et négatifs de ces longues périodes ? Mais si c’est bien la sécurité qui a prévalu
pourquoi y avons-nous souscrit aussi « facilement » ? Ne pouvons-nous en déduire que c’est bien cette sécurité qui a primé, répondant ainsi à une peur et à un sentiment d’insécurité s’étant insinué dans la
majorité des consciences ? Mais si tel est le cas que valent donc nos libertés ? Ne sont-elles qu’un luxe dont nous pourrions jouir que parce la sécurité est bien établie ? Que penser de ces lois restrictives qui
rognent ou suspendent nos droits pour le bien de tous ? Est-ce dire que les lois qui sont, dans les démocraties et les États de droit, des garanties peuvent aussi devenir des contraintes ou pire des suppressions ? Y-aurait-il des lois liberticides ? Et si tel est le cas comment s’en prémunir ? Nous le savons il n’y a de démocratie vivable que lorsque la cohésion sociale est rendue possible, que lorsque il
y a une définition des limites à ne pas franchir et, bien sûr, que lorsqu’il y a des contre-pouvoirs et des garde-fous procéduraux institués. Sans doute nous faut-il rester vigilants pour ne pas glisser, voire sombrer du côté de la seule sécurité. F. Nietzsche en avait déjà souligné le formidable danger en écrivant ces mots : « Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. » in Aurore.
La discussion promet d’être vivante alors, à bientôt de nous retrouver.

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Du 15 au 19 juin, le Kairn accueillera en son sein et son esprit la seconde édition du festival écopoétique LE MURMURE DU MONDE  (http://www.lemurmuredumonde.com)… Pour le découvrir en images c’est ici

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le film LE KAIRN LA BELLE ALLURE  pour vivre le Kairn en son, en mots et en image

réalisé par Jean Pacholder. Pendant les printemps et été 2018, Jean a fait partie de l’équipe, avec sa caméra. Merci à lui pour le film et pour la libre diffusion.

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L’émission CARNET DE CAMPAGNE du 4 juin 2019 sur les Pyrénées, France Inter

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Et aussi
Les In8 parlent de nous ! Les In8, c’est une maison d’édition à Morlaas, qui a notamment publié Le goût de la viande de Gildas Guyot, un premier roman que nous avons beaucoup aimé comme vous le savez…
Un Web magazine parle de nous !  Il s’agit de ICI, tout va bien, Territoires d’actions, de projets et d’utopies en partage…… et un nouvel article https://www.ici-toutvabien.org/applaudir/388-besoin-de-prendre.html

Suite à son passage au Kairn fin juin, Sarah Roubato a écrit un article dans La Relève et la peste
Belles occasions d’aller voir leurs sites !