Pendant les vacances scolaires, le Kairn sera ouvert tous les jours du 9 février au 11 mars de 10h30 à 20h00 (dernière commande 19h15)
Et n’oubliez pas qu’une petite réservation vaut mieux qu’une grande frustration!

Et pour inaugurer les vacances, voici le programme!

vendredi 9 février, de 18h30 à 20h00

Café philo avec Jean Yves MERCURY

Le prochain café-philo du Kairn se tiendra le vendredi 9 février (de 18h à 20h) autour de la question suivante : Y-a-t-il une approche féminine de la philosophie ? Ou encore : Y-a-t-il une singularité féminine en philosophie ? En ces temps où chacun et chacune semblent chercher, voire revendiquer une identité, quelle originalité les femmes seraient-elles en mesure d’apporter en faisant de la philosophie , elles qui en ont été « chassées », à de rares exceptions près, dès l’antiquité ? Mais pourquoi une telle exclusion ? Pouvons-nous invoquer des « raisons objectives » ou reconnaître la persistance de préjugés sexistes ?

Rappelons tout d’abord ce qu’est la philosophie occidentale qui se veut une recherche rationnelle et critique de la vérité. Or la raison s’oppose par essence aux sentiments, aux passions et aux désirs dont les femmes seraient coutumières. Est-ce dire qu’elles en sont exclues ?

Commençons donc par quelques repères historiques et par Platon qui reconnaît que les femmes à qualités égales peuvent devenir des philosophes et des gardiennes de la cité. Mais s’agit-il là simplement d’un principe qui, dans la réalité, ne trouve que peu d’occurrence ? Son disciple, Aristote, affirme quant à lui que « la femme est ontologiquement ( c’est-à-dire par nature ou essence) inférieure à l’homme. » Voilà un jugement qui l’exclut par définition de la philosophie et pourtant il y eut dans l’antiquité des femmes philosophes, mathématiciennes reconnues comme Théano, épouse de Pythagoreou encore Aspasie la femme de Périclès, et bien sûr l’une des plus célèbres : Hypatie, grande mathématicienne et seule à être reconnue « philosophe ». même s’il y en eut d’autres, elles restèrent bien minoritaires…

Il faut attendre le XVIIIè siècle pour voir des femmes revendiquer l’égalité de leurs droits et nous rencontrons ici Olympe de Gouges (1748-1793) guillotinée en place de la Concorde à Paris, auteure de la fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Texte décisif dont le Postambule énonce : « Femme, réveille toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. (…) Ô femmes quand cesserez-vous d’être aveugles ? (…) Opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de la supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie. » Il faut dire que le siècle des lumières fut aussi le siècle des philosophes et ce au niveau européen. Mais quid de la reconnaissance et de la place des femmes ? Destin tragique que celui d’Olympe de Gouges mise à mort en place publique parce qu’elle dérangeait vraiment en contestant l’ordre masculin et ses préjugés. D’ailleurs au XVIIIè nombre de femmes se sont illustrées par la création de salons où des philosophes venaient « causer » et les femmes ont ainsi eu une renommée certaine mais cela suffit-il à en faire des philosophes ou n’étaient-elles que des courtisanes ? Mais le problème majeur n’est-il pas celui-ci : femme philosophe, cette expression qui fait que la féminité du sujet qui philosophe influencerait vraiment sa façon de philosopher. Que vaut réellement ce présupposé ? Y-a-t-il des objets de recherche philosophique qui sont objectivement féminins ? Et, si tel est le cas, ne serions-nous pas situés plutôt du côté sociologique ou historique que philosophique ? En effet, s’il existe bien une écriture féminine, identité revendiquée et posée par nombre de romancières, cela vaut-il pour la philosophie ? Si l’on se réfère à la liste officielle des auteurs du programme de philosophie de l’enseignement français il n’y a que 6 femmes qui en font partie. Hannah Arendt, Simone de Beauvoir, Simone Weil, Jeanne Hersch, Elizabeth Anscombe et Iris Murdoch. Autant dire un tout petit nombre. Et au niveau des figures plus médiatiques des philosophes contemporaines nous trouvons Judith Butler, sur les questions du genre, Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) sur les questions du soin, de la démocratie, Claire Marin sur la maladie et la souffrance, Delphine Horvilleur rabbin, Barbara Cassin sur la démocratie et tant d’autres. Mais existe-t-il un penser philosophique féminin ?

Il reste cette question : que signifie penser en tant que femme ? Existe-t-il des objets philosophiques proprement féminins et en quoi diffèrent-ils des objets de recherche masculins ? Rien n’est si simple et limpide puisque la raison n’est peut-être pas si genrée que l’on voudrait nous le faire croire ?

À vos questions donc. Et elles seront sans doute nombreuses.

Nous vous remercions de réserver si vous souhaitez manger après le café philo au 0562421063 ou par mail : lekairn@gmail.com.

 

samedi 10 février, à 18h00

« Bon vent ! »

Au XIXème siècle, les Hautes-Pyrénées subissent une forte vague d’émigration.
« Bon vent ! » conte celles et ceux partis vers l’Amérique du Sud. Les cadets lésés par le droit d’aînesse, les femmes et les hommes promis à des vies de labeur, les fratries trop nombreuses à nourrir, quittent leurs terres natales et traversent l’atlantique. L’Uruguay et l’Argentine leur promettent un avenir meilleur. Ils misent l’avenir de leurs noms sur ces nouvelles colonies.

Écrits à partir d’archives privées, ces récits redonnent vie à Catherine Capaud, Maria et sa petite  fille Josephina, Jeanne Géraud, le docteur Brougnes, Léon Pierre Estevenet, jean-Pierre Cardeillac et Etienne Pennette.

Bon vent ! s’adresse aux étrangers, aux migrants, aux émigrés, aux immigrés, aux expatriés, aux exilés et aux jamais partis toujours restés issus d’ADN mélangés.

Lecture docu-fiction dirigée par Laurence Laburthe
Autrices et interprètes : les lectrices du Val d’Azun
Mireille Mouluquet, Myriam Moura, Michel Brun, Véronique Strub, Françoise Decaix et Denise Capou.
Avec le concours de l’Association Bigorre Argentine Uruguay.
Participation libre

Nous vous remercions de réserver si vous souhaitez manger après la lecture au 0562421063 ou par mail : lekairn@gmail.com.

A NOTER : LE KAIRN PREND SES VACANCES ANNUELLES DU 20 MARS AU 4 AVRIL… pensez à anticiper les commandes!!!

Actuellement, le Kairn est ouvert du vendredi au lundi de 11h00 à 20h00 (dernière commande, 19h15)

Samedi 20 janvier, de 17h30 à minuit

17h30-18h30 : lectures et discussions autour de jachère, de Philippe AIGRAIN, éditions publie.net

Les amis et les proches vous feront découvrir l’ouvrage posthume de Philippe AIGRAIN, disparu accidentellement dans nos montagnes pyrénéennes qu’il chérissait tant. Il avait fondé et installé ici les ateliers du Lavedan, ateliers d’écriture que certains ont pu découvrir au Kairn.

Son roman nous place dans un temps d’après le chaos. L’humanité, dévastée par des années de guerres, ravagée par les virus est au bord de l’extinction. C’est dans ce contexte que se rassemble une petite communauté. Ils et elles sont douze. Ensemble, ils arpentent les champs de bataille qu’ont laissé dans leur sillage les robots tueurs. Ensemble, modestement, ils tentent de réamorcer les rouages de la civilisation. Tout se complique lorsqu’ils commencent à converser avec des machines militaires fatiguées d’avoir œuvré tout ce temps à détruire. Peut-on envisager de reconstruire avec elles ?

La quête fixée par ce petit groupe est plus humble que celles qu’on trouve généralement dans les récits post-apocalyptiques. L’enjeu est moins le survivalisme individuel que la survie des communautés humaines, l’entente entre les hommes, les femmes et les non-humains. « Même si le récit reprend certains motifs du genre post-apocalyptique, c’est avant toute chose l’espoir qui traverse Jachère. Non pas l’espoir factice de happy-ends individualistes, mais bien plutôt de la possibilité de (re)construire sur les ruines du monde ancien, un nouveau, radicalement différent, rompant avec l’organisation sociale (capitaliste) au sein de laquelle nous (sur)vivons. L’avènement de cette organisation sociale passant par une tout autre manière d’appréhender le vivant, par rapport radicalement différent aux technologies. »(littéralutte.com)

Inspiré par des penseurs tels que Philippe Descola ou Gilbert Simondon, Philippe Aigrain dans ce deuxième roman d’une grande délicatesse chemine avec des littératures qui ont contribué à former son regard et son écriture. Ainsi Marielle Macé, Nastassja Martin ou Bérengère Cornut peuvent être invoquées. Le tout magnifiquement illustré par Roxane Lecomte qui prête vie aux montagnes slovènes, actrices à part entière du récit. Sans oublier Marie Cosnay, à qui Jachère doit beaucoup, et qui prolonge la lecture d’une postface émue.

— Extrait de la postface de Marie Cosnay —

« Longtemps après la lecture de Jachère , deux images résistent, demeurent, et je sais que cela plairait à Philippe de le savoir : les courbettes et révérences des monstres tueurs devenus alliés imprévisibles, cette douceur, et la science des plantes, comment naît le riz, le soja, comment on cueille orties, pissenlits, pâquerettes, bourrache, oseille sauvage, mâche, plantain, onagres, crosses de fougères, que sais-je encore. La douceur, encore, de cette ordonnance du monde, ou plutôt, de cette recréation du monde. »

De 20h à minuit, lectures ouvertes

Nous vous invitons à venir lire un texte de votre choix. La thématique de la nuit de la lecture est le corps… les déclinaisons sont multiples et je ne doute pas que vous caresserez nos corps engourdis par le froid de vos riches lectures.
Le principe : vous déposez votre nom dans un chapeau en arrivant et nous tirons au sort les lecteurs au fil de la soirée. Un verre de vin chaud offert par le Kairn sonnera chaque heure.

Le repas aura lieu de 19h à 20h. Nous vous remercions de réserver au 0562421063 ou par mail : lekairn@gmail.com. Nombre de places limité.

A bientôt

Le département nous fait l’honneur d’une petit film sur le Kairn dans sa série sur les Hauts Pyrénéens ICI

Back to earth nous a rendu visite et est reparti avec un petit film : ruralité, le succès des cafés librairie

le film LE KAIRN LA BELLE ALLURE  pour vivre le Kairn en son, en mots et en image

réalisé par Jean Pacholder. Pendant les printemps et été 2018, Jean a fait partie de l’équipe, avec sa caméra. Merci à lui pour le film et pour la libre diffusion.

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L’émission CARNET DE CAMPAGNE du 4 juin 2019 sur les Pyrénées, France Inter

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Et aussi
Les In8 parlent de nous ! Les In8, c’est une maison d’édition à Morlaas, qui a notamment publié Le goût de la viande de Gildas Guyot, un premier roman que nous avons beaucoup aimé comme vous le savez…
Un Web magazine parle de nous !  Il s’agit de ICI, tout va bien, Territoires d’actions, de projets et d’utopies en partage…… et un nouvel article https://www.ici-toutvabien.org/applaudir/388-besoin-de-prendre.html

Suite à son passage au Kairn fin juin, Sarah Roubato a écrit un article dans La Relève et la peste
Belles occasions d’aller voir leurs sites !